Le pape, entre les siens, dans la Grande Île.

En visite officielle jusqu’à aujourd’hui, le pape n’a pas manqué de renouveler ses messages 
de paix et de rencontrer, dans la foulée, l’ancien président Fidel Castro.

Avec la croix mais sans bannière, le pape devait, une nouvelle fois, officier hier dans la province de Holguin après une première messe, la veille, sur la place de la Révolution, à La Havane. À cette occasion, Jorge Mario Bergoglio a adressé plusieurs messages. Tout d’abord sous la forme d’un hommage au peuple cubain, « un peuple qui a le sens de la fête, de l’amitié, de la beauté ». « C’est un peuple qui a des blessures mais qui sait ouvrir les bras, qui marche avec espérance, parce que sa vocation a de la grandeur », a-t-il déclaré devant la foule.

Il n’a pas manqué non plus de s’adresser à la jeunesse, a relevé l’agence de presse Prensa Latina, en l’enjoignant de « rêver, de forger une amitié sociale, et de construire une culture de la rencontre ». « Parfois, nous rêvons de choses qui n’arriveront jamais, mais vous pouvez le souhaiter, chercher des horizons, et vous ouvrir », a-t-il imagé. Il a aussi été question de paix, à l’adresse de la Colombie, alors que Cuba accueille les pourparlers entre le gouvernement de droite de Juan Manuel Santos et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Mais il aura été surtout question de la normalisation des relations entre La Havane et Washington, en décembre 2014.

Le Vatican, et singulièrement ce pape, ayant œuvré au rapprochement entre les deux pays. Dès son arrivée dans la Grande Île, le jésuite argentin, qui a été accueilli par le président Raul Castro, n’a pas manqué de souligner cet événement diplomatique après plus d’un demi-siècle de guerre déclarée par la Maison-Blanche : « Depuis plusieurs mois nous sommes les témoins d’un événement qui nous remplit d’espoir : le processus de normalisation des relations entre deux peuples, après des années d’éloignement.

Ce processus est un symbole de la victoire de la culture de la rencontre, du dialogue. J’encourage les responsables politiques à continuer à avancer sur ce chemin et à développer toutes leurs potentialités comme preuve du noble service qu’ils sont appelés à prêter en faveur de la paix et le bien-être de leurs peuples et de toute l’Amérique et comme un exemple de réconciliation pour le monde entier. Le monde a besoin de réconciliation, au milieu de cette ambiance de 3e guerre mondiale par étapes à laquelle nous sommes en train d’assister », a-t-il relevé. De son côté, Raul Castro n’a pas manqué de remercier le pape pour ses bons offices, non sans rappeler que la normalisation ne sera pleine et entière qu’une fois le blocus économique levé. « Un blocus cruel, immoral et illégal », a-t-il précisé.

Mais, hier encore, et au grand dam d’une certaine presse, l’un des événements de la première journée de cette visite papale aura été la rencontre entre Jorge Mario Bergoglio et l’ancien chef de l’État, Fidel Castro, à son domicile, qui ont échangé sur les grands enjeux planétaires tels que le climat, la pauvreté, et, bien sûr, la paix, selon un communiqué officiel. Le père de la révolution cubaine en a profité pour offrir au pape un exemplaire de la première édition, datant de 1985, du livre Fidel et la religion, du prêtre brésilien dominicain Frei Betto, célèbre pour avoir démystifié les trop nombreux lieux communs existant sur la foi dans la Grande Île.

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