Tram de Liège: les travaux préparatoires se poursuivront.

Comme prévu, Carlo Di Antonio (CDH), le ministre wallon de la Mobilité, déposera ce jeudi au gouvernement son analyse après l’avis négatif d’Eurostat à propos du partenariat public-privé qui doit permettre de créer un tram à Liège. Au parlement ce mercredi, il a fait part de son étonnement persistant à propos de l’intervention de l’organisme européen : «  Les problèmes soulevés par Eurostat ne figurent pas dans les documents officiels qui ont servi à la préparation de ce montage financier. Nous sommes inquiets pour les autres partenariats de type DBFM, et la banque Belfius, partenaire du dossier liégeois, également.  »

Mais le gouvernement wallon ne renonce pas pour autant. A ce stade, la priorité va à des négociations avec Eurostat. « On veut continuer à défendre le dossier comme tel avec quelques aménagements éventuels », explique le ministre qui, dans ce cas de figure, pense que le retard pris par le chantier ne devrait pas excéder deux ou trois mois. Carlo Di Antonio recommande d’ailleurs au gouvernement la poursuite des travaux préparatoires déjà engagés sur le terrain et qui devaient permettre au consortium privé d’entrer dans le vif du sujet dès réception de l’accord d’Eurostat.

Pas d’alternatives possible.

Et si le blocage est persistant ? « L’avis dit en quelque sorte que le projet n’est pas assez privé ou assez public », synthétise Carlo Di Antonio. Pour le ministre, il existe donc deux solutions alternatives et… irréalistes.

Un financement intégral (380 millions) par le secteur public, tout d’abord. Il porterait sur trois exercices budgétaires pour respecter les nouvelles normes comptables européennes. Evidemment intenable dans l’état des finances wallonnes.

Un financement intégral par le partenaire privé ? On entre alors dans un autre monde, celui de la concession des lignes jusqu’à leur exploitation aux conditions fixées par l’investisseur. Une autre voie de garage, selon le gouvernement wallon : « Eurostat ne dit rien des conséquences d’une telle formule. La concession ne serait pas rentable pour le privé. La Région devrait donc subsidier largement l’opération si elle veut assurer un service pour les usagers. Il faut imaginer aussi que l’exploitant aurait toute liberté pour fixer les prix, les horaires, etc. »

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