Visite d’une délégation parlementaire américaine à Cuba.

Un mois après l’annonce d’un rapprochement historique entre La Havane et Washington, une délégation de parlementaires américains commence samedi 17 janvier une visite à Cuba pour explorer des pistes de coopération entre les deux pays.

Composée de quatre sénateurs et deux représentants démocrates, elle restera sur place jusqu’à lundi. Elle sera conduite par le sénateur Patrick Leahy, selon un communiqué de la Section d’intérêts américains (SIA), qui gère les intérêts diplomatiques du pays sur l’île. « Il s’agit de la première mission du Congrès à Cuba depuis le changement de politique annoncé par le président le 17 décembre », affirme M. Leahy.

« Cette fois, nous allons discuter de nos attentes et des attentes des Cubains pour la normalisation des relations. Nous voulons explorer des opportunités pour une meilleure coopération et encourager les autorités cubaines à aborder les sujets qui préoccupent les citoyens américains et leurs représentants au Congrès. »

Le programme de la délégation comprend des réunions avec des fonctionnaires cubains, des représentants de la société civile – y compris des dissidents –, des responsables de la SIA et des ambassadeurs d’autres pays, dont le Mexique, l’Espagne, la Norvège et la Colombie.

SOUTIEN DE LA MAJORITÉ DES AMÉRICAINS

Patrick Leahy, sénateur du Vermont (nord-est), avait joué les intermédiaires l’année dernière pour que l’épouse de Gerardo Hernandez, un espion cubain alors détenu aux Etats-Unis, puisse être inséminée artificiellement. Le bébé issu de cette procédure est né le 6 janvier, vingt jours après la libération de son père dans le cadre du rapprochement entre les deux pays.

Après dix-huit mois de négociations secrètes, Washington avait accepté mi-décembre de libérer trois espions cubains écroués depuis la fin des années 1990 aux Etats-Unis. De son côté, La Havane avait consenti à relâcher l’Américain Alan Gross, emprisonné depuis cinq ans à Cuba, ainsi qu’un agent cubain à la solde de Washington et 53 prisonniers politiques.

Selon un sondage de l’institut Pew Research*, rendu public vendredi, 63 % des Américains approuvent le rapprochement entre les deux pays, et les deux-tiers d’entre eux sont favorables à la levée de l’embargo économique contre l’île en vigueur depuis plus de cinquante ans. Seul un Américain sur trois (32 %) pense, en revanche, que le rétablissement des liens entre La Havane et Washington sera à même d’engendrer des changements politiques à Cuba.

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